mardi 09 février 2010

Nous contacter


Effectuer
une recherche
sur le site :


Pour recevoir
la Lettre
des Manants du Roi, j'inscris mon
adresse courriel :

 

Que tous les amis de la « Cinquième » sortent leur mouchoir !

Nous sommes entrés de plain-pied dans une nouvelle « constitution » qui ne dit pas son nom…
A quoi pensait le candidat Sarkozy quand il allait à la pêche aux voix à Colombey ?
Notre ami Alain Texier, de la Charte de Fontevrault, nous livre sa réflexion.

Nicolas Sarkozy à Colombey le 16 avril 2007

L’arbitre est vendu… Mais qu’elle sera l’issue, à la fin de la partie ?

La France ne saurait être l’enjeu d’une quelconque partie de jeu de l’Oie ou de Monopoly.

Le Président de la République ne saurait persévérer dans son couplet : « Je serai le Président de tous les Français »…

Merci à Alain Texier.

Portemont, le 23 juin 2007

La « Constitution Sarkozy »

L’on se souvient du discours du président de la République Jules Grévy succédant à Mac Mahon  le 30 janvier 1879 et  dotant de  facto la  IIIe République d’une  “constitution “  qui n’avait  rien à voir  avec la lettre des textes de 1875. Il se pourrait  bien que le  discours du président de la République prononcé au Havre  ce  29 mai  2007  produise le même effet en dotant  la France d’une constitution qui n’a  plus rien à voir avec le texte de 1958.

Le gouvernement  ne  détermine plus et ne conduit plus la politique de la nation” (art 20). Le président de la République n’assure plus  par son arbitrage le fonctionnement régulier  des pouvoirs publics (art 5). Le président  fait  bien autre  chose  puisqu’il est aussi le Premier ministre. Ainsi en témoigne l’extrait suivant du discours présidentiel :
“ je serai un Président qui gouverne. Les Français élisent le Président de la République pour qu’il agisse et pour qu’il décide. C’est la haute idée que je me fais de la fonction présidentielle”.

Ce bouleversement institutionnel n’est pas sans danger. Placé en première ligne, le Président ne  dispose plus d’aucun fusible; le premier court-circuit l’atteindra de plein fouet. C’en est aussi fini de la fiction du chef de l’État président  de tous les  Français. C'est une rupture de plus mais, cette fois, avec l’inconscient monarchique de la présidence. L’avenir  dira  si cette seconde  conséquence, intrinsèquement liée  à la première, n’était pas in fine plus dangereuse.

Alain TEXIER. Universitaire

Transmettre à un ami
Imprimer
Réagir

 
© lesmanantsduroi - Tous droits réservés.